sábado, 19 de julio de 2008

Ambassadeurs du Sahara au bord de la mer

Les quinze enfants Sahraouis profitent de la mer sur la Côte fleurie jusqu'au 25 juillet

Une quinzaine d'enfants Sahraouis campent à Merville-Franceville avec les Eclaireurs de France. Ils témoignent du dénuement dans lequel ils vivent dans leur pays.

Sur la côte, tout les fascine : les couleurs, l'abondance de verdure, et l'eau, surtout l'eau. Hassana, Sadia, ou Salama ont entre 8 et 11 ans, et leur quotidien, ce sont plutôt les paysages ocres du désert. Ces enfants Sahraoui campent à Merville-Franceville avec un groupe d'Eclaireurs de France (mouvement scout laïque) du Nord. Ils viennent de Tindouf, une ville du sud-ouest de l'Algérie qui abrite des milliers d'exilés du Sahara occidental. En voyageant en France, ils espèrent pouvoir raconter leur vie dans les camps de réfugiés, et intéresser les Français à ce conflit mal connu.

« Nous manquons de tout, il faut faire quelque chose pour augmenter l'aide humanitaire », explique Salka, une petite fille qui, comme les autres enfants, sort des camps pour la première fois. Son ami Hassana ajoute que cela lui « donne des frissons de savoir que leur message sera entendu par les Français ».

Rencontre des cultures

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est revendiqué par le Maroc depuis 1976. Contre la domination marocaine, les indépendantistes se battent pour obtenir la reconnaissance d'une république Sahraouie. A l'heure actuelle, 80 % du territoire est contrôlé par le Maroc et séparé du reste par un mur. De nombreux exilés ont trouvé refuge dans les territoires avoisinants, où ils vivent le plus souvent dans des conditions de misère.

« Notre démarche n'est pas politique, précise Tayeb Bougraimez, étudiant sahraoui qui vit en France et fait office d'accompagnateur et d'interprète. Ce qui est urgent aujourd'hui, c'est de montrer une situation humanitaire grave. » Le groupe d'Eclaireurs prépare un projet de récolte de fonds pour acheter du bétail aux réfugiés.

Depuis presque 20 ans, ce groupe de Loon-Plage (Nord) accueille chaque été des enfants Sahraouis, comme d'autres associations en France et en Europe. Ils prennent en charge le billet d'avion, mais aussi les vêtements, car les enfants, habitués à une température de 45°, ne sont pas équipés pour les côtes normandes. Des enfants du Nord, pris en charge par le Secours populaire, partagent leur camp.

Le mélange des cultures est radical. Au cours des veillées, chacun fait découvrir culture par des danses, des chants ou des symboles. « On veut leur montrer que nous aussi on sait camper ! » s'amuse Christian Hogard, le responsable du groupe d'Eclaireurs. Pas de doute pourtant, les experts du camping, ce sont les enfants du désert, fiers d'expliquer qu'ils « font tout avec les mains ».

Mathilde BELLENGER.
Ouest-France

Pour 17 enfants Sahraouis, la paix le temps d'un été

samedi 12.07.2008, 05:50 - La Voix du Nord


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Dix-sept enfants réfugiés Sahraouis sont accueillis durant l'été par les Éclaireurs de France de Loon-Plage, pour la 26e année consécutive. Une campagne de solidarité qui vise à les éloigner des horreurs de la guerre, mais aussi à susciter des échanges avec les enfants de la région.

PAR AUDREY GARRIC
dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON Lorsqu'on les voit gambader gaiement dans le gymnase, difficile d'imaginer qu'une semaine auparavant ils se trouvaient dans les camps de réfugiés de Tindouf, au sud de l'Algérie, par 45° C à l'ombre. Depuis le 5 juillet et jusqu'au 23 août, 17 enfants Sahraouis âgés de 9 à 12 ans sont accueillis par les Éclaireurs de France de Loon-Plage. L'objectif ? Les éloigner, pour un temps, d'un conflit qui oppose depuis 35 ans le Maroc aux habitants du Sahara et qui a conduit à l'exil de dizaines de milliers de personnes.

« Nous partons ensemble en camp d'été en Normandie. Là-bas, nous allons organiser des "Olympiades de la générosité". Des sportifs vont s'engager dans ce semblant de Jeux olympiques pour récolter de l'aide alimentaire et des fonds », explique Christian Hogard, organisateur du projet.

D'ici là, les enfants ont une semaine pour découvrir la région. Et le programme est chargé : centre de Nausicaa à Boulogne, parc de Bagatelle à Paris, mairie de Calais ou encore journée sur la côte d'Opale. Mardi, ils ont passé la journée entière àSportica Gravelines. « Ils ont découvert la piscine et le roller. Ils s'adaptent vraiment très vite ! », s'exclame Gilles Renaut, le nouveau directeur du complexe.

Saleka, 10 ans, court dans le gymnase, un drapeau « Sahara libre » dans les mains et le foulard des Éclaireurs autour du cou. « Dans les camps, on a toujours connu la chaleur, le sable et la misère. Alors, quand on arrive ici, les couleurs et la verdure ça fait bizarre. Mais on se sent libre » , témoigne la jeune fille dans le dialecte local, le hassania. « Ici, on peut manger à notre faim et prendre des douches. On commence à être heureux », complète Hassana, 11 ans, le sourire aux lèvres.

Leur interprète, Tayeb Bougraimez, est né dans les camps : « J'ai pu avoir une enfance normale en rejoignant mon père en France à l'âge de 14 ans.

Mes camarades, eux, ont connu le racisme, la pauvreté et l'oppression. » À côté des animateurs sahraouis, des Éclaireurs de France de Loon-Plage encadrent les enfants d'un air bienveillant. Jennifer et Aline, 17 et 18 ans, participent à ces échanges depuis qu'elles sont enfants. Elles souhaitent se rendre dans les camps l'an prochain, avec un espoir : « On aimerait qu'ils nous accueillent en tant que pays libre. »

LA VOIX DU NORD

Fuente: Blog de Tayeb78 - le sahara occidental

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